Reproduction, nutrition et croissance

Installation, mars 2018, DAF festival, la Reliure, Genève

Papier peint en trois dimensions. Céramique, colle, poteaux de guidage en métal, cordes, cartel. 2m80 X 1m30

Pierres

Pierres, céramique et divers émaux. 2018

la Pierre qui chauffe

Proposition de trophée pour le festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH). Céramique et émail raku. En collaboration avec Jérémie Gindre. 2018

La Pierre qui chauffe

On parle d’une pierre, capable de se mettre à chauffer d’elle-même. Personne ne sait d’où elle vient. Sa découverte a eu lieu sur un bateau. Plutôt : dans un bateau. Dans les cales, où elle servait à lester un tonneau.

Ce bateau reliait l’Afrique à l’Amérique. Il transportait des gens qui étaient très mal en point, qui étaient forcés d’être là et qui avaient peur. Le tonneau devint chaud, mais comme il faisait déjà chaud, on n’y fit pas attention. Ensuite le tonneau commença à fumer, ce qui inquiéta un marin. Il ouvrit le tonneau et constata que son bois était calciné, tout autour de la pierre. Il versa dessus un grand seau d’eau. Très vite, l’eau se mit à bouillir. Alors le marin repartit remplir son seau, et il fallut toujours recommencer, jusqu’à ce qu’on touche terre.

À l’arrivée, la pierre avait changé de couleur. Elle s’était couverte d’une croûte mordorée. Un homme voulut l’acheter et la prit en charge. Chez lui, il commettait des actes qui faisaient chauffer la pierre. Il le comprit, et remarqua qu’à chaque hausse de température, la croûte gagnait en apparence. En aggravant les choses, elle commençait même à briller par endroits.

À la mort de cet homme, on utilisa la pierre pour décorer l’entrée d’une université. Son aspect avait bien évolué en chauffant : elle était maintenant toute irisée. Rien d’important ne se passa pendant quelques années. À l’occasion la pierre tiédissait, et quelques personnes s’en étonnaient. Puis le bâtiment changea de fonction : on s’en servit pour séquestrer et punir les habitants. Alors la pierre démontra sa capacité. Elle prit une teinte rougeâtre, puis violacée, puis devint carrément incandescente. Des bulles se formèrent à sa surface, avant d’éclater en carbonisant, comme sur les bords d’une pizza. La panique se répandit. Chacun retrouva sa liberté.

Après ça, la pierre joua le rôle de thermomètre à injustices. On l’installait ici ou là, pour voir s’il fallait intervenir ou laisser faire. Certains doutèrent de son jugement. D’autres voulurent en faire la preuve. Il fallait éviter le jeu vicieux de ceux qui cherchaient à tester sa réactivité, pour le plaisir de la démonstration. Depuis qu’on avait appris à l’utiliser, elle faisait peine à voir. À force de variations ses arrêtes avaient fondu et ses couleurs évoquaient la mutation. On la comparait à un crapaud. La pierre fut donc placée sous protection dans un lieu tenu secret, peut- être en Antarctique.

Sans savoir ni quand ni comment, elle disparut. On en retrouva un morceau chez un garagiste d’Islamabad, un autre dans une église, à San Vicente de Cañete, un autre à Monaco. Alors il fut décidé que ces petites pierres seraient réunies, et offertes comme récompenses à des personnes, chez qui elles reposeraient par exemple sur une étagère. Là, elles pourraient ne plus servir à rien.

Jérémie Gindre. 2018

 

Balai / suite

Balai espagnol, extensions cheveux synthétiques, 2018

Long drink

Bois, plexy, peinture, 4mx 0.5m, ’NIGHT OF THE LIVING SCARECROWS, 2017

‘NIGHT OF THE LIVING SCARECROWS’, organisé par Fourcade-Bordier & The Montesinos Foundation

Vernissage le 10 septembre 2017 de 14H à 19H

Finissage le 23 septembre

Chemin du Pont-de-Sierne, 1255 Veyrier, Genève, Suisse

 

Pot disco

Sculpture, musée de Carouge, 2017

Pot, miroirs, tour de potier, lumière directionnelle

En pratiquant le mélange des genres, des matériaux et des champs de création, je m’emploie à traduire le sens d’un objet, d’une situation et à leur conférer un message différent du message original. Le décalage qui en ressort est mon moteur.

Le propos de cette pièce se situe au niveau du potentiel imaginaire, sculptural et esthétique né de la rencontre inhabituelle entre deux univers qui n’ont rien à voir.

1674 miroirs sur un vase en terre en mouvement de rotation grâce au tour qui a permis sa mise en forme le métamorphose en boule à facette. La projection d’une source lumineuse dessus crée ce jeu de lumière si particulier propre au monde de la fête et du disco. Le vase et le tour sont intimement liés par leur nouvelle fonction.

Un nouvel univers étrange s’installe. La situation devient poétique, burlesque et absurde.

 

Tequila Sunrise

Sculpture, 16, 17 et 18 juin 2017,Biennale des espaces d’Arts Indépendant de Genève (BIG), plaine de Plainpalais, Genève

Bois, plexy, cellophane, peinture, carton, 3Mx 0.70M

 

Servez-vous

Performance-installation, Cave 12, 19 mai 2017

Une fois par mois la cave12 offre son espace à ses party_zanes les plus autonomes. Résultat: une fête en kit sous forme d’installation interactive et participative.

Huîtres, Tequila sunrise, Knaki, oeuf au plat, club sandwich

3 huîtres, 1 tequila sunrise, 3 saucisses naki, 1 oeuf au plat, 1 club sandwich,céramique émaillée, 2017

Boule quies

Objet, 2017

Céramique émaillée, H25cm x Diamètre15cm

Aspirateur

Sculpture, 2017

Aspirateur, mosaïques

 

Faux marbre

Objet, 2016

Caisse à outil, cône de signalisation, peinture

Cactus

Photo, 2016, jardin botanique de Genève

Cactus, boules quies

 

Mandala de la céramique

Installation, CERCCO, 2015

Matériels et outils d’atelier

Dans Le Mandala de la céramique, tout le matériel propre à une production d’atelier céramique est détourné et utilisé non pas pour une réalisation plastique mais pour devenir une œuvre en soi. Il perd sa fonction pratique. La production d’atelier est parfois composé de geste répétitif, le mandala de la céramique témoigne de cette « monotonie » matérielle et technique. En le réalisant, je créé une rupture dans la routine créative. Cette installation est à voir comme un refus soudain d’être discipliné dans son rapport à un matériau et est en réaction à la répétition des gestes et à l’enfermement dans une catégorie professionnelle.

Palmier

Sculpture, 2016

Grès noir, terre sigillée, papier journal

« C’est dire si le palmier est un emblème de la mondialisation : kitsch à Miami, exotique à Cannes où il donne à la Croisette un faux air d’Hollywood, signe d’une uniformisation croissante du paysage urbain et du climat réchauffé de la planète, le palmier se trouve aujourd’hui déplacé, transplanté en tous sens : dénaturé. S’il fut porteur d’un rêve d’évasion moderne, il paraît aujourd’hui entaché de colonialisme. Crevant sur place, il est une victime anodine, une figure agonisante de la globalisation »[1] (Jean Max Colard)


[1]Pourquoi tant de palmiers dans l’art ?, Jean Max Colard ,14.11.2011, les InrocKs.com

Balai or die

Objets, 2016

Série de balais transformés

Le feu

Sculpture-objet, 2016

Machine à fumée, bûches en céramique, émail raku

Rencontre entre des bûches en céramique traitées grâce à une technique ancestrale d’émaillage; le raku, et une technique de trucage; la machine à fumée. Le détournement opéré donne naissance à un objet poétique, burlesque et absurde.

 

Dorica castra

Juin 2016, travail de diplôme DAS REALisation céramique et polymère, CERCCO (centre d’expérimentation et de réalisation en céramique contemporaine), HEAD, Genève

 

Attention: peurs céramiques!

Train fantôme. 30 avril & 1 mai 2016, fondation Bruckner, Carouge

Sous forme de circuit labyrinthique, les ateliers de la Fondation Bruckner se transforment et deviennent méconnaissables pour mettre en scène une sélection d’œuvres céramiques. L’artiste genevoise Claire Mayet vous invite à vous confronter de manière ludique à vos peurs et phobies en vous plongeant dans un univers jouant sur la sensation de tension. Venez cheminer au milieu d’installations, de sculptures et d’objets étranges.

Avec: Alexandre Joly, Paul March, Claire Mayet, M.O.M.I (Musée des Objets Manufacturés Intéressants), Vegan 2000 (Mara Krastina & Colline Grosjean), Emeline Vitte

Dans le cadre du printemps Carougeois, une exposition sous forme d’évènement éclair. En savoir plus http://www.ceramique-bruckner.ch/actualite/attention-peurs-céramiques

 

 

 

137

2014, La Fonderie Kügler, exposition collective Pantone K2013, Genève

Installation de 137 pièces en céramique

Cette sculpture a pour vocation d’être une seule et même pièce tout en regroupant une partie des différents travaux antérieurs de Claire Mayet. 137 pièces créées entre 2009 et 2013 composent cette pyramide. Les travaux les plus anciens constituent la base de cet entassement, tandis que les pièces les plus récentes trônent au sommet de l’œuvre. Cette décision d’empiler chronologiquement ses travaux n’a pas pour premier but de présenter une rétrospective d’un pan de son travail de céramiste, mais propose plutôt de tisser des liens entre chaque pièce. La blancheur des différentes pièces facilite une ramification entre elles et en renforce l’unité. Cette œuvre peut être appréhendée comme un mandala tridimensionnel, chacune des pièces qui la constitue contenant sa propre signification. La fragilité de la matière utilisée se joue de la dureté des sujets représentés : ossements, rats, pigeons et chiens mutants parasités. Cet entassement annonce une désacralisation de la matière céramique. L’amoncellement d’objets est généralement l’apanage d’éléments sans valeurs ou insignifiants. Claire Mayet va à l’encontre de cette idée en entassant à même le sol des pièces de céramique fragiles. Il se dégage alors une force troublante pour le spectateur vis-à-vis de ce fatras lugubre.

 

1er novembre

2013, soirée aux sauna et hammam, Dia de los muertos, bains des Pâquis, Genève

Installation, crânes, pigeons, fémurs et tibias, faïence blanche, émail mat, 47 Crânes, 5 fémurs, 5 tibias, 4 pigeons, 8 bougies

Meret

2013, collection de l’artiste

Tasse et sous tasse en céramique, poils de jambes, 13 x 8 cm

Objet sélectionné à la XXIIIème Biennale Internationale de Céramique de Vallauris – Création contemporaine et céramique.

www.vallauris-golfe-juan.fr › Accueil du siteCulture

La pièce Meret est une référence directe à l’œuvre de l’artiste suisse Meret Oppenheim. En 1936, Meret Oppenheim crée le déjeuner en fourrure, une tasse, une soucoupe et une petite cuillère recouvertes de fourrure ; cette œuvre devient l’emblème du surréalisme.

Claire Mayet a choisi de remplacer la fourrure d’origine par les poils de ses jambes. Comme son illustre aînée, l’artiste joue sur la notion de transformation de l’objet : l’objet usuel, quotidien reste reconnaissable et identifiable mais devient inutilsable. Le nouvel objet génère attirance et répulsion à travers une œuvre étrange et provocante. Au delà de la simple référence. L’utilisation de poils de jambes permet de créer de nouvelles associations et de multiplier les interprétations.

you porn

2013, collection de l’artiste

Ecrins à couverts bleu et rose, 17 couverts en argents, colle

Sommeil dans un nid de flamme

2013, LE COMMUN, Bâtiment d’art contemporain, Genève

Installation en scotch, 10 pièces, 3mx4mx3m

Projet sculptural réalisé autour d’ « une saison en enfer » d’Arthur Rimbaud.

http://raoutartistique.tumblr.com/

 

Chien de faience

2012, Maison Fusier, Ferney Voltaire, France

Sculpture céramique

Exposition à découvrir du 8 novembre au 1er décembre 2012 à Ferney Voltaire au 26 grande rue. Vernissage le 8 novembre dès 18h. Ouvert du lundi au vendredi 10h-12h30 et 14h30-18h et le samedi 9h30-12h30 et 14h30-17h. Fermé le dimanche.

Spider-man

2012, manifestation d’art pluridisciplinaire Baz’art, Genève

Papier, peinture acrylique, scotch, 120×150 cm

Cette installation éphémère s’inscrit dans l’Histoire de la rue Lissignol et de ses habitants, rue dans laquelle prend place le festival Baz’art. Il y a 20 ans, un habitant du 1-3 a dessiné à la sauvage un spider-man sur sa façade. Aujourd’hui La ville de Genève va rénover cet immeuble et a décider de garder cet emblème considéré dorénavant comme patrimoine culturel. En le reproduisant en plusieurs exemplaire et en le faisant envahir d’autres immeubles de la même rue, j’adresse un clin d’oeil a la vie collective, indépendante et en marge qui a existé dans cette rue et qui actuellement se transforme sans pour autant disparaître.

Pompei underground

2011, exposition collective Remix, La Fonderie Kügler, Genève

Personnage en plâtre, terre de bruyère, treillis en grillage, 180cm de haut x 70cm de large,
6 pièces

Pompei underground, en figeant des personnages, en plein concert, aux allures punk-rock dans du plâtre, nous renvoi dans les découvertes archéologiques d’une cave pompéienne. Cet anachronisme déforme l’Histoire et la détourne. Il met le doigt sur l’importance de l’existence d’un monde souterrain et parallèle ainsi que sur la valeur de tout ce qui n’est pas culture de masse.

 

 

Post tenebras lustre

2011, Exposition collective, Frida bar, La Fonderie Kügler, Genève

Lustre composé de crânes et de fémurs, faïence blanche, émail mat, 27 Crânes, 20 fémurs, fleurs et guirlandes lumineuses, 260X260 cm

Installé au dessus d’une piste de danse, entre un bar et un DJ, crée pour une soirée en hommage à Frida Khalo, ce lustre illustre le tumulte lié à la vie d’artiste.

 

Columba

2011, exposition personnelle, Espace Cheminée Nord, Genève

Pigeon en faïence émaillée, pattes en argent. 25×13 cm, série de 50 pièces

Ce travail envahi l’espace par la multiplication de l’objet protagoniste, cette fois-ci le pigeon.
Au même titre que le rat, le pigeon est considéré comme nuisible.
Par sa faculté d’adaptation et de reproduction rapide, il envahit les villes et devient un ennemi pour l’homme.
Le côté effrayant et répulsif de l’animal taxidermé puis moulé est transposé dans son contraire. Le coté luxueux de l’objet final, blanc immaculé, en céramique et en argent est en opposition avec l’image véhiculée par le pigeon. L’installation joue sur l’attraction et la répulsion.
Elle met également en scène une tragi-comédie des rapports de l’homme à son animalité. Elle aborde la répulsion de cette nature que l’on a mis tant de temps à domestiquer et qui resurgit alors sous des formes des plus inattendues. Tout n’est que prétexte pour nous faire voir à quel point notre société industrialisée, et au travers de celle-ci l’Homme, absorbe la nature pour la faire sienne afin qu’elle réponde à des besoins de production et de rentabilité, et ce au risque de la malmener.

 

 

 

 

Collector

2011, exposition personnelle, Espace Rien, Genève

Collection de mouchoirs en papier, cadre en bois et verre, étiquettes, 200 pièces

Collection de mouchoirs jetables personnels utilisés dans des circonstances tristes liées à chaque fois à des histoires d’amour ou des maladies résultant de ces chagrins. Ils sont présentés dans des boites à papillons comme des trophées et porte le nom de la raison de leur utilisation. Sous vitrine il y a le mouchoir d’or, d’argent et de bronze figés dans de la porcelaine.

 

Le cimetière des innocents

2010, Baz’art, Genève

140 crânes, 20 fémurs, 10 tibias, faïence, peinture sous émail, crayon ceram, émail

Le propos de ce travail, sorte de vanité contemporaine, est de se questionner sur la valeur et le sens de l’art et de la contre-culture dans une société ou tout est marchandise, empreinte à une survalorisation matérielle et à la production de masse.
Les crânes, installés de manière à recréer une catacombe, imposent une certaine forme de sacré et amènent le spectateur à la réflexion. Une cinquantaine de crânes ont été tatoué par Malik Ramallo en hommage à la contre culture d’ici et d’ailleurs.

 

 

 

 

 

Vermines

Neptune et Vermine, 2009, Galerie Art en île, Genève

70 rats, plâtre

Le rat, animal socialement bien organisé est à la fois fascinant et répulsif: fascinant par son intelligence et ses capacités d’adaptation lui permettant de faire face à des situations extrêmes, répulsif par le baguage historique qui fait de lui un vecteur de maladies et d’épidémies.
Sa prolifération échappant à tout contrôle éveille chez l’homme, habitué à dominer l’animal, un sentiment de peur. La technique de moulage, pouvant reproduire un objet à «l’infini» apparaît donc ici tout à fait appropriée. Vivant aux dépens de l’homme, le rat est souvent considéré comme un parasite. Fabriqués à partir d’un modèle trouvé en grande surface ces rats deviennent eux aussi une sorte de contrefaçon, parasitant à leur tour le circuit commercial.
Mettre en scène de la vermine et des parasites dans une période où un certain hygiénisme balaie Genève (“Genève ville propre”, peut-on lire sur les véhicules de la voirie, mais propre de quoi, de qui?) devient un geste fort qui renvoie non seulement à des modes de vie parallèles et différents, mais rappelle également que la vie c’est aussi quelques bactéries et un peu de désordre. Et c’est afin de briser un ordre un peu trop établi que cette installation  envahie une rue, une galerie. Il arrive un moment où il serait bon de se demander qui parasite qui?

Jacques

Installation en vitrine, HEAD, Genève

Photo 700X250 cm, tasse en porcelaine 9X5cm, peinture sous émail

Tatouage rock’n’roll pris sur une personne et transférer sur une tasse d’époque.

 

 

Agence de voyage pour objets

2003-2004, Mongolie, Espagne, Maroc, France…

Performance

Ce travail s’inscrit dans la continuité d’une recherche sur la place que l’objet occupe dans nos sociétés. Entre 2003 et 2004, A travers une agence de voyage pour objets crée pour l’occasion, une vingtaine d’ objets divers sont partis au maroc, en Espagne, en Mongolie, en France….
Les objets recrutés sont tous liés par des sentiments forts à leur donateur. Le but pour eux étant de s’en séparer, mais que cette séparation ait du sens.
Par mes propres moyens ou en les confiants à des collaborateurs de l’agence, ces objets ont été posés sur une dune, donnés à une famille, laissés dans une grotte de corail, confiés à un camionneur ou encore enterrés en Mongolie en échange d’une photo ramenée au donateur expliquant la situation dans laquelle se trouve leur objet depuis .
Le but est non seulement de créer un lien entre les gens, les objets et des endroits mais également de brouiller l’Histoire et les recherches archéologique future en transposant un objet d’une culture dans une autre de manière purement aléatoire et dénouée d’utilité.

Chaises

2004, exposition à l’ESBA, Genève

Objet de récupération, Plastique, bois…

Affaissement, accouplement d’objet pour parler de reproduction, de surproduction. Quand
l’utilitaire démissionne, l’objet banal prend un autre sens.

 

Rayon d’action

2003, performance, ESBA, Genève

Tasses, céramique et divers matériaux

Se mettre en scène en tant qu’artiste est nécessaire afin de se positionner et de s’affirmer face aux autres. En étant une vitrine de plus dans une rue marchande, l’oeuvre d’art est ici totalement dénaturée et délocalisée.