Claire Mayet

à propos

Engagée dans une pratique d’atelier de manière intimiste, Claire Mayet aborde le détournement d’objets et de situations afin de créer des scénographies et des sculptures absurdes, poétiques et burlesques. À l’aide de matériaux variés, de techniques de bricolage, voire de hobby, ou de moyens beaucoup plus pointus, elle manipule le quotidien avec un sens de l’amusement spontané. Fascinée par les outils, les gestes et les savoir-faire, elle a développé une sorte de « savoir-faire soi-même » qu'elle aime appeler « auto-création ».

ME & MYSELF, exposition illusoire, survivalisme artistique pendant le confinement. Céramique, bois, tissus, bougie, parasol, plumes. Avril 2020, Genève.

Pensée comme un acte de survivalisme artistique, cette exposition réelle mais virtuelle présente le résultat de ma production d’atelier pendant le confinement. Par le fait d’organiser sa propre exposition pour soi-même, une certaine
utopie est visée, acquise par autonomie et indépendance. Invisible en présentiel, Me & Myself a été conçue pour la publication «Baz’art, 11ème édition, 2020», substitution du festival d’art du même nom ayant traditionnellement lieu au
mois de juin à Genève, en raison des mesures sanitaires spéciales Covid-19.

Crédit photo: Baptiste Coulon


MARTINE, Lac d'Aï, Leysin (VD), www.ailyos.com, juillet à octobre 2020.

Pierre précieuse, objet sacré, météorite ? Parée de mosaïques, cette pierre incongrue nous transporte dans les trésors
minéralogiques de notre sous-sol comme dans les mondes lointains de l’espace. Si Martine est aussi un hommage à une
femme minéralogiste, réhabilitée du passé (Martine de Bertereau, 1590-1642), cette pierre est déposée sur les hauteurs de Leysin comme une sorte de lithothérapie du territoire. La pierre devient un symbole poétique apportant bien-être
et énergie positive à la nature environnante.

Crédit photo: Claire Mayet


REPRODUCTION, NUTRITION, CROISSANCE, installation murale, céramique modelée et émaillée, 2018.

-Galerie Officine Saffi, ceramic awards Open to Art, 2019

-Get a Nerve, Art Genève, Villa Sarasin, 2019

-Deviant Art Festival (Daf), La Reliure, Genève, 2018

La reproduction, la nutrition et la croissance sont les trois étapes essentielles de l’existence humaine. Représentées ici de façon absurde en détournant des aliments aux symboles évidents, cette installation murale en céramique reprend les codes graphiques typique du papier peint et s’adapte au contexte d’exposition.

Avec le soutien de la république et du canton de Genève.

Crédit photo: Baptiste Coulon

BLOB, sable rose et yeux en céramique, 2018.

Crédit photo: Baptiste Coulon

... ON THE BEACH, Installation éphémère in situ. Bois, béton, peinture, chaises longues. H 500 cm, Ø 600 cm. Jardin botanique alpin de Meryin, 2018.
Tout en couleurs et dégradés, le biotope alpin du jardin est transposé en une plage de rêve. Sable multicolore et palmiers
synthétiques, l’installation crée un univers très «Miami beach», s’inspirant de l’esthétique des cocktails. Un décalage
rafraîchissant en forme de clin d’œil au réchauffement climatique, un détournement qui donne naissance à une
scénographie poétique et burlesque dans laquelle le public est invité à se prélasser.

Avec le soutien du fonds d'art contemporain de Meyrin.

Crédit photo: Baptiste Coulon et Claire Mayet


STRIP TEASE, caddie, terre crue, tissus. H 88cm x l 40 cm x p 38cm, 2019.

Crédit photo: Baptiste Coulon


MANIFESTATION VERTE, Installation artistique statique et participative. 3000 plantes vertes de tailles diverses, pancartes et banderoles. L 50m x l 3m. Rue de la Faucille, Genève, 2 juin 2018.

Verdir la ville? Végétaliser les rues?
Une action collective sous forme de manif’ de plantes vertes contribuant à valoriser la présence du végétal en ville. Les habitants du qartiers sont amenés à descendre leur plantes vertes dans la rue. Un atelier de création de banderoles est à disposition tout au long de l’événement.

Avec le soutien de Pré-en-bulle (www.preenbulle.ch) ,des habitants du quartier, du SEVE (Ville de Genève) et des pépinières genevoise Boccard SA.

Crédit photo: Claire Mayet


LA PIERRE QUI CHAUFFE, céramique et émail, 2018.

Crédit photo: Baptiste Coulon


D.I.S.C.O, Vase en céramique, miroirs à facettes, tour de potier. Musée de Carouge, 2017.

Le propos de cette pièce se situe au niveau du potentiel imaginaire, sculptural et esthétique né de la rencontre inhabituelle entre deux univers distincts. 1674 miroirs sur un vase en terre en mouvement de rotation grâce au tour qui a permis sa mise en forme le métamorphose en boule à facette. La projection d’une source lumineuse dessus crée ce jeu de lumière si particulier propre au monde de la fête et du disco. Le vase et le tour de potier deviennent indissociable de par leur nouvelle fonction.

Crédit photo: Baptiste Coulon

LUCIE, performance. Tissu marbré, (distribution d’) œil en céramique. Festival d’Idées à But Non Lucratif (www.festivaldideesabutnonlucratif.ch), Gare Cornavin, Genève, 2017.


POUR UNE PROPRETÉ EN PROFONDEUR, aspirateur, mosaïques, joints, 2017.

Expérimentation d’après la loi du revêtement d’Adolf Loos (1934): «Le travail sera exécuté de manière à ce que toute confusion devienne impossible entre le matériau revêtu et le revêtement employé».

Crédit photo: Baptiste Coulon


PINATAS, scénographie et performance. Invasion de papier crépon. Biennale des Arts des Libellules (BAL), Vernier, 2017.

Crédit photo: Coline Davaud


MESURE DE PROTECTION, cactus, boules quies. Jardin botanique, Genève, 2017.

Crédit photo: Claire Mayet


BOULE QUIES, faïence et émail. H 16 cm, Ø 9 cm. 2017.
Crédit photo: Baptiste Coulon

DIY, fête en kit, performance-installation évolutive. Machine à fumée, sono, boule disco, canons à confettis, accessoires de fête divers et variés, boissons, cocktails, pop corn, chips, disques vinyls, ... Cave 12, Genève, 2017.

Crédit photo: Renaud Marchand


LE FEU, machine à fumée, arduino, bûches en céramique, émail raku. LiveInYourHead, "les archives du feu", 2016.

Le feu, étape essentielle dans la mise en forme de l’argile et objet de contemplation est ré-interprété par l’association d’une technique moderne de trucage avec une technique d’émaillage ancestrale appelée raku qui consiste à plonger l’objet sortant du four en fusion aux alentours de 800° dans un bac hermétique contenant des copeaux de bois.

Crédit photo: Baptiste Coulon


PALMIER, grès noir, terre sigillée, papiers journaux. H 140 cm. Kunst(Zeug)Haus Museum, "Fantasy Island", Rapperswill-Jona, 2016.

L’argile utilisée par les céramistes est très souvent conditionnée sous forme de pain de terre d’un volume rectangulaire et emballée dans du plastique pour la maintenir humide. La manipulation de ces pains de terre est une constante liée à ce savoir-faire. En les empilant sans retoucher leur texture et leur forme à la sortie du sac, la stabilité de l’ensemble est précaire. Se situant entre la cale de table de bistro et les voeux du mur des lamentations, des bouts de papier pliés et insérés dans les interstices entre les pains apportent une stabilité temporaire à l’assemblage. Il prend alors des allures abstraites de palmier. Les pains de terre sont recouverts de terre sigillé permettant, par la simplicité du traitement, de ne pas perdre les détails de leur texture tout en gardant à la terre cuite un aspect cru. Il y a ici une mise en parallèle entre la gestion de la technique céramique et sa négation.

Avec le soutien de la république et du canton de Genève.

Crédit photo: Baptiste Coulon


TUNING, Caisse à outils, cône de signalisation, peinture imitation marbre. 2016.

Crédit photo: Baptiste Coulon


MANDALA, divers outils d’atelier. Cartographie d’un savoir-faire. Ø 350 cm, 2015.

Crédit photo: Baptiste Coulon


GROSSE MERDE EN CERAMIQUE, grès et émail, H:40 cm, Ø:20 cm, 2015.

Crédit photo: Baptiste Coulon


MISTER CLAY, pain d’argile crue, yeux de verre, H: 22 cm L:17 cm l:15 cm, 2015.

Crédit photo: Baptiste Coulon


137, céramique émaillée, plâtre. Fonderie Kügler, exposition collective Pantone K2013, Genève, 2014.

Cette sculpture a pour vocation d’être une seule et même pièce tout en regroupant une partie des différents travaux antérieurs de Claire Mayet. 137 pièces créées entre 2009 et 2013 composent cette pyramide. Les travaux les plus anciens constituent la base de cet entassement, tandis que les pièces les plus récentes trônent au sommet de l’œuvre. Cette décision d’empiler chronologiquement ses travaux n’a pas pour premier but de présenter une rétrospective d’un pan de son travail de céramiste, mais propose plutôt de tisser des liens entre chaque pièce. La blancheur des différentes pièces facilite une ramification entre elles et en renforce l’unité. Cette œuvre peut être appréhendée comme un mandala tridimensionnel, chacune des pièces qui la constitue contenant sa propre signification. La fragilité de la matière utilisée se joue de la dureté des sujets représentés : ossements, rats, pigeons et chiens mutants parasités. Cet entassement annonce une désacralisation de la matière céramique. L’amoncellement d’objets est généralement l’apanage d’éléments sans valeurs ou insignifiants. Claire Mayet va à l’encontre de cette idée en entassant à même le sol des pièces de céramique fragiles. Il se dégage alors une force troublante pour le spectateur vis-à-vis de ce fatras lugubre.

Texte de Xavier Bauer

Crédit photo: Claire Mayet


MERET, Tasse et sous tasse en céramique, poils de jambes, Ø 13cm x 8 cm, collection de l’artiste, 2013.

Objet sélectionné à la XXIIIème Biennale Internationale de Céramique de Vallauris – Création contemporaine et céramique.

www.vallauris-golfe-juan.fr

La pièce Meret est une référence directe à l’œuvre de l’artiste suisse Meret Oppenheim. En 1936, Meret Oppenheim crée le déjeuner en fourrure, une tasse, une soucoupe et une petite cuillère recouvertes de fourrure ; cette œuvre devient l’emblème du surréalisme.

Claire Mayet a choisi de remplacer la fourrure d’origine par les poils de ses jambes. Comme son illustre aînée, l’artiste joue sur la notion de transformation de l’objet : l’objet usuel, quotidien reste reconnaissable et identifiable mais devient inutilisable. Le nouvel objet génère attirance et répulsion à travers une œuvre étrange et provocante. Au delà de la simple référence, l’utilisation de poils de jambes permet de créer de nouvelles associations et de multiplier les interprétations. 


SOMMEIL DANS UN NID DE FLAMME, installation en scotch transparent, 10 pièces, 3mx4mx3m, Le Commun, Bâtiment d’art contemporain, Genève, 2013.

Projet réalisé autour d’ « une saison en enfer » d’Arthur Rimbaud sur invitation de la compagnie Folle de parole et Isabelle Chladek.

http://raoutartistique.tumblr.com/

Crédit photo: Claire Mayet


LE CIMETIÈRE DES INNOCENTS, 140 crânes, 20 fémurs, 10 tibias, faïence, peinture sous émail, crayon ceram, émail
Festival Baz’art, Genève, 2010.

Le propos de ce travail, sorte de vanité contemporaine, est de se questionner sur la valeur et le sens de l’art et de la contre-culture dans une société ou tout est marchandise, empreinte à une survalorisation matérielle et à la production de masse. Les crânes, installés de manière à recréer une catacombe, imposent une certaine forme de sacré et amènent le spectateur à la réflexion. Une cinquantaine de crânes ont été tatoué par Malik Ramallo en hommage à la contre culture d’ici et d’ailleurs.

Crédit photo: Julien Gregorio